BCOISA PART B.
2l6 MACHIAVEL
Les Véniliens, déterminés,je pense , par les mêmes con-sidérations que nos ancêtres,entretenaient dans les villesde leur domination les sectesGuelphes et les sectes Gibe-lines. Quoiqu'ils ne'les lais-sassent jamais se porter dansleurs rixes jusqu’à l’effu-sion de sang, ils nourrissaientcependant entre elles leur es-prit d’opposition, afin qu’oc-cupés de leurs différends,ceux qui étaient partisans del’une ou de l’autre ne se soule-vassent point contre eux (1). (0 Stratagème qui m’a sou-
Mais on a vu que ce strata- vent réussi. Je leur jette quel-gême ne tourna point à leur ques légers brandons de dis-avantage lorsqu’ils furent mis cordes particulières , quand jeen déroule à Vaïla , car une veux les détourner de s’occuperpartie de ces factions s’en- des Maires de l'Etat, ou quehanlit alors , et leur enleva î e P^P 8 ™ en secret ï Hel( P ,e
tout leur Etat de terre ferme. §randc " re adjni),istrat,vc -
R. I.
De semblables moyens fontconnaître que loin ince a de la
faiblesse( 2 ); car, jamais, dans ( 2 ) Peut-être aussi quelquc-une principauté vigoureuse f°> s de ^ P ru dence et de la-011 ne se permettra d entrete- dresse. R. I.nir de pareilles divisions (< 7 )f;
(a) « Le roi de 1 -»nce , dit Marlui-rl ( Disc. 1 3 , c. 27 ), « esouffrirait jamais que personne se dîl du parli du Roi , parce quecela signifierait qu’n y aurait un autre parti quele sien »•