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devinrent pour cette seuleraisonnes an)is du Prince nou-veau , et 1 aidèrent à s’empa-rer de l’Etat (i).
La coutume des Princesqui voulaient conserver plussûrement le leur , lut de sebâtir des forteresses qui ser-vissent de bride et de frein àquiconque aurait des desseinscoutr’eux ( 2 ) , et de refugeassuré pour eux-mêmes dansle premier assaut d’une révolte(3). Je loue celte précaution ,puis qu’elle a été pratiquéepar nos pères (a r INéan-moius,de notre temps, on
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(i) Observation d’unegrmdeprofondeur et d’une grande vé-rité. R. I.
(a) Ainsi furent bâtis la Bas-tille sous Cliarlos-le-Sage. pours’assurer de Paris ; et le Châ-rteau-Trcnipette de Bordeaux,sous ( halles VII, pour s assurerdes Bordelais. Ne perdons pascela de vue. R. 1.
(5) A la première occasion,je m’en ferai une sur les hau-teurs de Montmartre , pour te-nir les Parisiens en respect. Quene l’ai-je eue quand ils se sontlâchement livrés aux Alliés !Le Château-Trompette con-tiendra les traîtres de la Ga-itonne. E,
(«) Lorsqu’à la mort de Philippe-Marie Visconti, dernier Duc desa dynastie à Milan , les citoyens se mirent en république , et re-tinrent son général François Sforce, en le nommant commandantdes troupes de leur république , celui-ci leur persuada de démolirla citadelle que les Visconti avaient bâtie. C’était, à l’entendre , unboulevard qui menaçait leur liberté 1 , et les Milanais la détruisirent.Ils s’en repentirent bientôt , quand François Sforce tourna leurspropres armes contr’eux-mêmes. Ne pouvant plus se défendre effi-cacement , ils furent forcés de lui ouvrir leurs portes. Mais d nefut pas plutôt parvenu à se faire proclamer leur Duc, qu’il songeaà reconstruire la citadelle ; et comme ce dessein effarouchait lesMilanais ,il imagina, pour les séduire , de le soumettre aux discus-sions des citoyens divisés par assemblées de quartier ; et il eutdans chacune d’elles des orateurs dévoués, qui firent si bien que