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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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suite, lorsque le temps fixé pour obéir approcha deson terme, tous se soumirent et revinrent (i Tite-Live raconte le fait en ces ternies : « chacun de ceshommes qui, tous étaient si féroces, obéirent à leurpropre crainte » : Ex ferocibus universissinguli metuiiuo obedientes fuere ; et vraiment on ne peut mieuxpeindre le caractère dune multitude en de telles occur-rences qu'il ne lest dans ce passage. Elle est très-souvent audacieuse dans ses discours contre les dé-cisions de son Prince ; mais ensuite lorsque lapunition vient se rapprocher delle, chacun se défiantde son voisin , tous croyent devoir faire preuved'obéissance.

Ainsi donc, il est certain que tout ce qu'on dit dela mauvaise ou de la bonne disposition dun peupledoit être compté pour peu de chose, si tu es en unesituation assez bien ordonnée pour que tu puisses lecontenir, et si tu peux prendre des mesures pournêtre .olfensé par aucun individu mal ou bien dis-posé. Je nentends parler ici que de ces mauvaisesdispositions que donnent aux peuples toute autrecause que celle de la perte de leur liberté, ou dun

(i ) Si lus émigrés ne revinrent pas en 179a , cest quils comp-taient sur les résultats (lu congrès de Pilnitz. Voyez comme ilsse sont soumis , et sont revenus bien vite quand je leur ai mis«insuite le marché à la main ! Les Chouans et autres rebelles nesauraient tenir contre lusage que je lais de cette observation deMachiavel. R. C.