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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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rement sa réputation chez les princes éloignés, quiconnurent la force du peuple Romain , sans quilleur fît sentir celle de ses armes ; ceux qui lavoyaient et léprouvaient, parmi lesquels étaient lesLatins, en conçurent de la jalousie et de la crainte.Celte envie et cette craiute furent dune telle effica-cité que, non-seulement les Latins, mais encore lescolonies que les Romains avaient dans le Latium,réunissant à elles les Campaniens que peu auparavantceux-ci avaient même défendus, conjurèrent contreeux. De, cette guerre que les Latins suscitèrentcontre Rome, non en attaquant les Romains, maiseu défendant les Sidicins contre les Samnites quileur faisaient la guerre avec lapprobation deRome (i).

Il est si vrai que ce fut pour avoir reconnu cettefourberie des Romains , que les Latins les combat-tirent de cette manière , que Tite - Live niet lesparoles suivantes dans la bouche dAnius Setinus,préteur latin, lorsquil parla sur ce sujet dans leur con-seil: « Pourrions-nous , leur disait-il, pourrions-noussouffrir dêtre encore esclaves à lombre dun traité laitavec bonne foi de notre part»? Nam si etiam nunesubumùrd fcederis œqui servitulem patipossumus , etc.(L. VIII. 3, 6.)

(i) Ces roueries- nous ont été bien utiles; et quoique le secretpuisse en être connu de tout le monde , elles trouvent toujours

des dupes. G.