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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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la laisses enlever par la force, au lieu de te la laisserravir par la peur de la force (i). Quand tu la cèdespar peur, ce nest que pour tépargner une guerre ;et, le plus souvent, tu ne lévites point. Celui à quitu auras , par une lâcheté visible , accordé ce quilvoulait, nen restera pas-. Il voudra tenlever d'au-tres choses ; et il senflammera dautant plus contretoi, quil testimera moins à cause de ta précédentelâcheté , et que dailleurs tu ne pourras que trouverrefroidis tes défenseurs , pour la raison que tu leursembleras lâche ou faible. Mais si, ayant prompte-ment découvert les intentions de ton ennemi, tu pré-pares à linstant tes forces contre lui ; il commence àtestimer, lors-même quelles seraient inférieures auxsiennes; et les autresPrinces du voisinage sentent alorsaugmenter leur considération pour toi ( 2 ). Tel dentreeux qui , si tu tabandonnais toi-même , ne taideraitjamais, prend envie de taider aussitôt quil te voitcourir aux armes. Ceci se rapporte au cas tu au-rais des ennemis à combattre : si tu neu avais plus,tu ferais toujours prudemment de rendre à quelqu'unde ceux qui lauraient été, ce que tu posséderais encoredes choses qui lui appartiennent (3) ; et, cette resti-tution propre à te le gagner, tu devrais la lui faire ,

(1) Ce nétait point cliez moi la peur de la force dautrui, maislespoir dun recouvrement prochain de ma propre force enentier. E.

(2) Vérités communes et triviales. R. I.

(5) Moyen de faiblese. R. I.