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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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porter contre Rome. Leur fureur saccrut encore dansleur marche , parce quils apprirent que les députés ,quils avaient eux-mêmes envoyés au Sénat romainpour se plaindre des siens , et pour demander quensatisfaction du dommage quils leur avaient causé,on les leur livrât, ou quils fussent punis dune autremanière, non seulement navaient point été écoutés,mais que, devant eux, les comices avaient créé tri-buns ces trois perfides Fabius, et quon leur avait mêmeconféré la puissance consulaire.

Les Français voyant honorés à ce point ceux quine méritaient que dêtre punis, regardèrent cette con-duite comme méprisante et ignominieuse pour eux.Enflammés de colère et diudiguation , ils fondirentsur Rome et la prirent, à lexception seulement duCapitole (i).

Or ce malheur narriva aux Romains que parcequils avaient manqué à la justice ; car leurs ambas-sadeurs , qui devaient être châtiés pour avoir crimi-nellement agi contre le droit des nations , étaientcomblés dhonneurs pour cette infamie- même.

Que les Princes , comme les républiques prennentdonc bien garde de ne jamais faire dinjure grave aunenation , ni même à un particulier; carsi un homme of-fensé grièvement, soit par le public, soit par-un indi-

() Les Gaulois d'aujourd'hui loi ont prouvé tout aussi bienquon ny assassine pas impunément leur ambassadeur , et quela mort dun Basseville peut donner prétexte à de terribles entre-prises. G.