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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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vida, nen a pas satisfaction, il sen "vengera dunemanière toujours funeste pour lEtat. Si cela arrivaitdans une république , la vengeance de loffensé ten-drait à la ruiner (i) ; et si cette impunité a lieu sousun Prince, et que loffensé ait quelque honneur , ilne sera jamais tranquille jusqu à ce quil se soitvengé sur le Prince lui-même, dût-il trouver sonpropre malheur dans lacte de sa vengeance ( 2 ).

Nous ne saurions rappeler un exemple plus frap-pant de cette vérité que ce qui arriva à Philippe deMacédoine, père du grand Alexandre. Il avait danssa cour le jeune Pausanias, aussi noble quil était beau.Attale, un des premiers courtisans de Philippe,ayant conçu une passion infâme pour ce jeune homme,et ayant vainement essayé de le faire consentir auxdésirs de sa brutalité, conçut le dessein dobtenir, parfourberie et par violence, ce quil savait ne pouvoirobtenir autrement. Pour cet effet, il invita Pausanias,avec plusieurs autres nobles barons, à un grand festin ;et après y avoir réduit ceux-ci à labrutissement delintempérance, par labondance des vins et des mets,il fit enlever Pausanias, que par ses ordres , on con-duisit dans un endroit écarté, non content de Je

(1) La vengeance de Charlotte Corday pouvait avoir ceteffet. G.

(2) Je dois aussi compter beaucoup sur leffet de ces ressenti-ments partiels de la part des miens quon na su quoffenser, sanssavoir les mettre hors détat de nuire, et même en leur en lais-sant tous les moyens. E.