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Machiavel commenté par Non Buonaparte : manuscrit trouvé dans le carrosse de Buonaparte après la bataille de Mont-Saint-Jean, le 18 juin 1815 / [par Nicolas Machiavelli ; commenté par N. Buonaparte]
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que cette contrainte lui fît rien perdre de son activité.Dans plusieurs lépubliques, on institua des magistratsdont la fonction fut dembarasser le pouvoir ; et ceshommes, je les aurais appelés les gardiens de la liberté(a). En quelques-unes, sa garde fut confiée aux grands,eomme aux éphores à Lacédémone, et aux inquisi-teurs détat à Venise; en quelques autres, ce fut auxchefs du parti populaire, comme auxTribuns du peu-ple dans Rome. Ce dernier choix me semble préfé-rable. Il en résulte , à la vérité, des inconvénients ;mais ils sont moindres que dans lautre ; et lon p urraitles prévenir, ou du moins les affaiblir. Pour cela , ilfaudrait donner à chacun la faculté daccuser celui quitramerait quelque innovation dans létat, faire mêmede lusage de cette faculté un devoir pour tout ci-toyen , et non une infamie pour lhomme honnête.Il serait même utile quen écartant toute tache digno-minie de pareilles dénonciations , on les recompensâtde quelque signe de mérite (b). Les accusations decette nature doivent être assujéties au sindicat dungrand nombre de citoyens , parce quun petit nom-bre na jamais assez de courage pour demander, jus-quà ce quil lobtienne, la punition des grands, et quilfaut à cet effet faire concourir assez de citoyens pourque laccusation puisse se cacher, et se trouver ex-cusée par ce moyen- même (c).

Lorsquune république tend à la corruption , il ne

(а) Discorsi supra Tito-Lino : L. i. c. 5 et 6.

(б) Ibid. c. 5 et 6.

(c) Dis corso a Léo ne