„a FONTAINE COLBERT.
en la joignant à celle qu’il avait à Fontainebleau . Elle ne fut rapportée qu’eni 5 pq à Paris , où elle a été successivement placée au collège de Clermont, aucouvent des Cordeliers, à l’hôtel du ministre Colbert . Enfin on l’a établie en1721 dans la partie du palais Mazarin , qui longe la rue de Richelieu, et où ceministre fameux avait lui-même une très-belle bibliothèque. Cet emplacement,quoique très-considérable, sera bientôt insuffisant pour contenir les immensesrichesses que la Bibliothèque impériale possède ; mais on a lieu d’espérer quele siècle dans lequel on érige tant de beaux monuments, verra s’élever, pourplacer cette immense collection de livres et de manuscrits, un édifice qui seradigne de sa destination, et du Gouvernement qui l’aura fait exécuter.
FONTAINE DES PETITS-PÈRES.
Elle est aussi du nombre des fontaines dont Louis XIV ordonna la cons-truction en 1671. Adossée au mur de la cour de l’ancien couvent des Petits -Pères ou Augustins déchaussés, elle se compose d’un long piédestal à-peu-près carré. La façade, qui est du côté de la rue N. D. des Victoires, est la seulequi soit ornée. Elle a un soubassement, une embase; et le monument estsurmonté d’un fronton, lequel porte sur deux pilastres angulaires chargésde refens. A la base est un mascaron d’où jaillit l’eau que fournissent lespompes Notre-Dame et Chaillot.
La Bourse de Commerce a long - temps occupé l’église des Petits - Pères, prèsde laquelle est cette fontaine. Mais on construit aujourd’hui, en face du théâtreFeydeau, une Bourse vaste et somptueuse ; et, en attendant, les commerçants,agents de change, etc., se réunissent sous une des galeries du Palais-Royal ,dont ils ont la disposition exclusive.
L’inscription de la fontaine des Petits-Pères avait été composée par Santeuil,le plus célèbre poète de son temps pour ce genre d’ouvrages, comme nousavons déjà eu plusieurs occasions de le rappeler. Elle était gravée sur un marbrede Dînant . Le poète profita peut-être de la situation de la fontaine auprèsde la paisible enceinte du couvent, pour donner un avis utile aux bienfai-teurs fastueux. Voici l’inscription :