CHAPITRE XXVI. 123
les chancesles plus favorables, de pousser ensuitel’autre assez loin pour n’avoir rien à en craindrele reste de la campagne, afin de venir tenir tête àSoltikof sur la Wartha. Le système suivi par lesgénéraux russes dans les trois campagnes précé-dentes , indiquait assez qu’ils n’eussent jamaisdépassé Posen, si les armées autrichiennes avaientessuyé un grand échec avant d’avoir levé leurscantonnemens.
Je ne répéterai pas ce que j’ai dit à cet égardau chapitre XX; j’observerai seulement, queles circonstances l’exigeaient d'autant plus im-périeusement dans cette dernière campagne,qu’on ne pouvait espérer de succès que par uneconduite vigoureuse, et qu’il était dangereux delaisser aux ennemis le temps de concerter leurréunion et la mise en action de toutes leurs for-ces : sous un autre rapport, l’occasion semblaiteïicore plus propice, car les troupes autrichien-nes se trouvaient partagées sur une ligne double,et quelles ne l’étaient pas en 1759.
Par suitedu système sur lequel reposent toutesmes observations, je crois donc que Frédéric au-rait dû donner à ses trois corps une direction ra-pide et concentrique sur Lobau ou Zittau , pouropérer ensuite, suivantles circonstances, contrecelui des corps autrichiens qu’il eût été bientôten mesure d’accabler et de couper de ses frontiè-res. J’ai entendu Napoléon dire, à Varsovie , qu’il