Band 
Tome troisème.
Seite
125
JPEG-Download
 

CHAPITRE XXVI. 125

de quelques marches seulement : il commit laOlême faute à Kunersdorf, quand Daùn pouvaitaisément se joindre à Soltikof.

Mais s’il n’est pas exempt de reproches dansces combinaisons, qùe dira-t-on de sa conduitedans l’affaire deFouquet? On se rappelle que,durant les mois d’avril et de mai, ce général can-tonnait vers Landshut et le prince Henri sur leBober, entre Lowenberget Sagan, au momentouLaudon renforcé se préparait à entrer en cam-pagne. Comment le roi laissa-t-il 3o mille hommessur le Bober, afin d’observer une armée disper-sée deriüère la Vistule et à laquelle il fallait troismois et demi avant d’arriver à Posen? quatrejours suffisaient au prince pour se joindre à Fou-quet et mettre Laudon hors de cause pour toutela campagne. Je renvoie encore une fois mes lec-teurs aux affaires de Lonato et de Castiglione, àcelles de Roveredo et de Bassano ; elles démon-treront ce que peuvent l’initiative et la rapiditédes mouvemens, jointes à l’emploi successif d’unemasse contre des corps isolés; ces exemplesvalent les plus longs argumens; ils prouveront simon reproche est fondé (i).

( 1 ) Abensberg, Eckmuhl et Ratisbonne nous ont fourni depuisdes preuves plus frappantes encore : il faut souhaiter qu elles nesoient pas perdues pour l’art comme celles qui les oiit précédées.