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Tome troisème.
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C H A P I T R F, XXVI.

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on trouvera à chaque ligne la vérité de ces asser-tions.

Au premier coup-d’oeil, on voit que la positionde Daun n’était attaquable que par le bois et dunoté de Neiderx, entre le village et la forêt, c’est-à-dire, vers le crochet formé par la ligne autri-chienne : en s’établissant donc en niasse sur cepoint, on gagnait le champ de bataille; mais cen’était pas une chose facile à exécuter ( 1 ).

ï° On ne pouvait y arriver que par des défilés,et sous le feu de batteries formidables.

2 ° En formant une seule attaque, la tête de»lacolonne eût été écrasée avant que le reste destroupes eût été à même de prendre part à l’action.

3° En opérant sur deux ou plusieurs points, onrisquait de ne pas agir simultanément, et l'ons exposait à tous les inconvéniens des attaquesdoubles.

11 est permis de douter que Frédéric ait faittout ce qu’il fallait pour établir sa ligne sur le

(i) Le point stratégique le plus avantageux était bien celui entre2inna et le grand étang; la réussite d’une attaque, sur ce point,aurait peut-être fait tomber Torgau et les ponts de l’Elbe au pouvoirdes Prussiens, qui se trouvaient déjà avant la bataille sur les com-munications de Daun : l’armée autrichienne aurait couru risque d uner üine complète; mais cette attaque aurait placé l’armée de Frédéricmitre celle de Daun et le grand étang qui eût empêché les colonnesprussiennes de se mouvoir, et ne leur aurait laissé , en cas d’échec»un gouffre où elles seraient venues se précipiter.