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Tome troisème.
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l36 TRAITÉ DES GRANDES OPÉRATIONS MILITAIRES,point mentionné; le sort le favorisa beaucoup»nous allons démontrer cette vérité.

Pour bien juger ses combinaisons, il faudraitconnaître les instructions réelles qu’il donna àZietlien; mais si les premiers mouvemensde celui-ci ont été faits en exécution des ordres du roi, iln’est pas vraisemblable que le monarque ait vouluréunir ses troupes sur les hauteurs de Siptitz,comme cela eut lieu dans le fait; car Ziethen n’enprenait guère la route en allant se déployer versle grand étang. Il est bien plus naturel de penserque Frédéric, ayant avec lui autant de forcesqu’il le jugeait nécessaire; pour décider labataille,avait posté Ziethen sur ce point, pour tenter uncoup de main sur Torgau, et ruiner entièrementl’armée ennemie, en la faisant charger dans saretraite par 52 escadrons , dans le terrain uni quisépare la ville du Rhorgraben : car dans une sup-position contraire, la position de Ziethen n’avaitaucun but raisonnable. Aussi long-temps que lesAutrichiens tenaient les hauteurs en forces, lecorps de ce général, contraint à rester derrièrele ravin, doit être considéré comme une massenon agissante, et c’eût été dans tous les cas,une grande faute que de lui faire jouer ce rôle.

Si Ziethen devait attaquer à gauche de Siptitz,il fit une parade maladroite en venant se déployervers le grand étang, parce que le mouvementqu’il exécuta ensuite par sa gauche, fut fait en