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v ue de l’ennemi, qui lui en opposa un semblable,et qui porta ses plus grandes forces entre ZmnaetSiptitz; d’ailleurs, il en résulta que son attaquefut retardée de trois heures.
Pour bien atteindre le but qu’on se proposait,d aurait fallu porter quelques escadrons avec ducanon dans la position, afin de faire prendre lechange au corps de Lascy, et de le tenir un peuen échec, entre l’étang et Torgau; le reste del’aile de Ziethen devait alors filer entre Groswiget Siptitz, pour opérer, le long delà forêt, lemême effort que Frédéric y faisait du côté deNeiden : c’était le seul moyen d’établir unité d’ac-tion ou d’effet entre les deux attaques, et je suispersuadé que l’affaire n’eût pas été long-tempsdouteuse.
Il n’exista, au contraire, aucun concert dansles attaques, comme on le voit facilement par larelation : la précipitation de la première tenta-tive des grenadiers en fut une des principales cau-ses. Dans l’état où se trouvaient les affaires, il n’yavait aucun inconvénient à ce que Ziethen canon-ûât et commençât l’action une demi-heure avantle roi ; il lui fallait au moins ce temps pour êtrepleinement engagé. Frédéric devait donc attendre1 arrivée de ses colonnes d'infanterie, plutôt quede faire écraser ses grenadiers seuls; car s’il n’eûtpas débouché aussi inconsidérément, il se futbientôt convaincu que cette première canonnade