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Tome troisème.
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l3S TRAITE DES GRANDES OPERATIONS MILITAIRES.

de Zietlien ne durerait pas long temps, etne pou-vait être qu'une affaire de poste. Celle résolu-tion, d attendre au moins un instant, aurait puchanger la face des affaires ; car le roi alors ne seserait pas engagé partiellement et successive-vement, comme il le fit pour réparer sa premièrefaute.

D’après ce qu’on vient de lire, et même d’aprèsles termes de la relation de Tempe!hof, il paraîtque Zietlien n’avait pas ordre de se lier au roi ;car il prit sur lui d’en faire l’essai lorsqu’il enten-dit le feu s’éloigner ; alors les combinaisons deFrédéric étaient dangereuses : Zietlien, par ceseul mouvement, sauva l’armée prussienne, etlui donna la victoire.

Enfin, si Je roi ne fut pas dans son plan de ba-taille le tacticien inimitable qu’on nous a dépeint,il faut néanmoins lui rendre justice, il déployaun courage admirable, et sa grande ame ne parutjamais avec plus d’éclat; le sang-froid et la per-sévérance avec lesquels il sut maintenir les débrisde son armée jusqu’à l’arrivée de Zietlien, sontd’un héros. Il courut de grands dangers person-nellement, et l’on assure quedans cette occasion,il eut la poitrine effleurée d’une balle.

Nous terminerons ces réflexions par un rap-prochement entre la bataille de Torgau et cellede Preussich-Eylau, qui offre assez de ressem-blance dans ses résultats , quoiqu’il y ait une