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Tome troisème.
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CHAPITRE XXVI. l4*

s ’était égaré, et arriva fort tard, lorsque lemaré-chal , voyant la lueur des coups de canon, et neles entendant pas, marchait déjà de lui-mêmepour se lier aux forces agissantes , après avoir étéMalheureusement forcé d’attendre une brigadequi se trouvait engagée sur la première direc-tion de Creuzbourg. Si l’officier envoyé avaitl'emis l’ordre à temps, le maréchal serait arrivés ür le champ de bataille à deux heures, simulta-nément avec l’engagement de Davoust ; mais il enserait résulté un autre avantage, c’est que le ma-réchal Ney aurait traversé la direction du corpsde Lestocq, qui ne serait point arrivé au sou-tien; ainsi, l’ennemi aurait eu 1 5 mille hommesde moins, lorsque 4o mille’hommes frais, desdeux corps susdits, seraient entrés en action.

Au reste ces deux sanglantes journées prou-vent également combien le succès d’une attaqueest douteux , lorsqu’elle est dirigée sur le frontet le centre d'un ennemi bien concentré; en sup-posant même qu’on remporte la victoire , on l’a-chète toujours trop cher pour en profiter. Autantd convient d’adopter le système de forcer le cen-tre d’une armée divisée, autant il faut l’éviterquand ses forces sont rassemblées : car si l’en-nemi n’est pas réuni, le centre devient alors lapartie faible ; en l’occupant on sépare et accable^olément les divisions qui ne peuvent ni se re-lomdre ni concerter un effort. Dans une armée