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Tome troisème.
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l44 TRAITÉ des grandes opérations militaires.l’embrasser (le la manière la plus avantageuse, età porter des masses, par des mouvemens hardiset rapides, sur les points les plus importans decette ligne.

Quelques parties du plan primitif des alliésétaient bonnes ; l’exécution fut pitoyable, commeles projets qui résultèrent ensuite de ces premiè-res dispositions.

Laudon et les Russes devaient réunir 90 millehommes sur l’Oder : c’était fort bien. Ils ne seréunirent pas, à cause d’un simple mouvement duprince Henri vers Breslau; et rien ne les eût em-pêchés de le faire en prenant une marche con-centrique par la rive gauche, ou, au pis aller,par la rive droite du fleuve. Laudon montra beau-coup de faiblesse en prenant une direction abso-lument divergente : on ne reconnaît pas là levainqueûr de Landshut, de Belgrade, l’hommeque Frédéric craignait tant d’avoir en face.

Le général autrichien vint se réunir avec Daun;cela serait dans le fond revenu au même, si lesalliés avaient su tirer parti de leurs avantages etagir de concert. Nous avons dit que les premiersmouvemens du roi auraient dû être de réunir samasse par une ligne intérieure, et qu’il ne le fitpas. Daun devait profiter de cette faute, et l’at-taquer , soit devant Dresde , soit dans sa marchepour la Silésie. Frédéric, isolé, et de plus, éloi-gné alors de ses deux bases d’opérations, aurait

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