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Tome troisème.
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CHAPITRE XXVI.

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pu perdre une bataille décisive : je laisse au lec-teur à prononcer quelles en eussent été les suitesnécessaires.

Dès que Laudon l’eut joint, le maréchal auraitdû sur-le-champ attaquer le roi; il avait deux foisplus de forces qu’il n’en fallait; il tâtonna pen-dant sept à huit jours , et finit par laisser engagerLaudon tout seul à une demi-marche de lui.

Si les alliés avaient voulu concerter un planhardi et vigoureux, ils auraient dû faire passer-l’Oder par l’armée russe à Stadtleubus, du 10 aula août; la diriger vivement vers Lignitz pour s’yjoindre à Daun, établir ainsi la masse de leursforces au centre, isoler le roi du prince Henri,e t livrer sur-le-champ bataille à l'un d’eux, enl’accablant par une supériorité irrésistible. Le roisurtout pouvait être attaqué avec succès; iln’a-v ait aucun refuge, et peu de munitions. Dresdee tait au pouvoir de l’ennemi, le chemin de laSilésie lui était fermé; il ne lui serait resté d’asileç pie Berlin, où on eût encore pu le prévenir enoxécutant, dans la bataille même, un mouve-ment prolongé par la droite. Les alliés avaient unAvantage immense pour faire des entreprisesgrandes et hardies; c’est cpie leur ligne d’opéra-bons étant divergente,l’une des deux armées pou-Vf ot mettre ses communications à découvert pouropérer des mouvemens décisifs; elle aurait tou-3.

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