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Tome troisème.
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J 48 traité des grandes opérations militaires.l’Oder ; elle aurait eu alors sa retraite par Cros-sen, sur la rive droite de ee fleuve, et une défaitepouvait au contraire accomplir la ruine de Fré-déric , car les armées russes et autrichiennes au-raient été en possession de tous ses états ; il ne luiserait resté aucune retraite que celle sur l’Elbe ,et aucune ressource pour lever des hommes etde l’argent. Il n’aurait pas même fallu jusqu’àl’hiver pour parcourir ses états dans toutes lesdirections, et pour achever la défaite d’une ar-mée sans alliés, sans soutien, sans autre refugeque Magdebourg ou Stettin.

Pour entreprendre des opérations semblables,je sais bien qu’il ne faut pas, comme Tempelhof,compter la quantité de boisseaux de farine etd’avoine nécessaires à une armée aussi nom-breuse pendant deux mois, et conclure, commelui, à l'impossibilité de l’affaire, parce que l’onn’aurait pas tous ces boisseaux à l’avance. Il yavait six ou sept marches à exécuter pour cemouvement, et le pays pouvait amplement four-nir à la subsistance des troupes; l’expédition de-vait réussir dans huit à dix jours; en cas con-traire, on revenait sur Dresde sans aucun danger.

Nous avons vu, dans le cours de la relation,que Tempelhof avait reproché à Daun de s’êtrelaissé tourner au Zoptenberg, au lieu d’étendresa position un peu plus à droite ; il me paraît,comme je l’ai déjà dit, que ce reproche est mal