CHAPITRE XXVI. l49
fondé. Si Frédéric voulait tirer parti de la direc-hon divergente qu’il venait de donner aux opéra-tions de l’ennemi, il fallait qu’il profitât de leurïsolement et de la réunion de ses forces, pour as-saillir les Autrichiens seuls. Nous avons observéplus haut qu’il aurait eu une belle occasion d’at-taquer leur centre vers Domanze, si le maréchalavait étendu sa droite vers Langenpeile et Rei-chenbaeh, et sa gauche vers Strigau, comme ledit Tempelhof, plus il aurait porté de forces versces deux points, moins il en aui’ait eu au pointdécisif. Il importait fort peu à Daun que le roi luigagnât une de ses communications avec la Bohêmepar Glatz , il en eût conservé deux autres ; d’ail-leurs il lui serait resté, outre cela , deux lignessecondaires importantes, desquelles on ne pou-vait pas le couper aisément; la première étaitcelle de Dresde et de l’armée des Cercles, ladeuxième était celle de l’armée russe par Par-c liewitz, avec laquelle il eût pu se lier si le roi sefût jeté absolument dans les montagnes, sur l’ex-h'ême droite de ses ennemis. Ce que le maréchalavait de mieux à faire, n’était pas de s’étendre,^tais bien de se réunir et d’attaquer; il pouvaitsurtout le faire avec avantage de son camp d’A-delsdorf, lorsque le roi entreprit son mouvementdangereux sur Reichenau. Au lieu de tremblerPour une communication dont il n’avait pas be-