332 TRAITÉ DES GRANDES OPERATIONS MILITAIRES. [
prince Henri, et cette moitié suffit pour le reje-ter de Pretschendorf et de Freyberg : on peutjuger par-là ce qu’aurait produit une attaque biencombinée de la plus grande masse sur Je premier,dont la force n’excédait pas 20 bataillons incom-plets. Haddick l’observa , tandis qu’il faisait ma-nœuvrer contré le prince, ce qui était une dou-ble faute. En effet, si le coup qu’il méditait deporter à celui-ci était son objet principal, il fal-lait qu’il y allât de sa personne et avec le gros deses forces; s’il n’était qu’un accessoire, on n’au-rait pas dû le pousser et employer à cela tant demonde, tandis qu’on laissait Hulsen tranquille.Haddick pouvait laisser un général sûr, avec 37bataillons et 67 escadrons vers Freyberg, et atta-quer avec 5 o bataillons et 100 escadrons, le petitcorps de Hulsen, qui eût été détruit. Le princesans communication avec l’Elbe, eût été forcé àse sauver à Berlin, ou à recevoir un combat, danslequel il n’avait d’alternative que de mettre basles armes, ou de se faire jour, en sacrifiant lamoitié de ses débris. 1
La bataille de Freyberg étant la seule qu’aitgagnée le prince Henri, elle fonda en quelque^orte sa réputation : en se donnant la peine d’a-nalyser ses dispositions pour les rapporter auxprincipes reçus, on conviendra néanmoins qu’ilremporta la victoire , parce qu'il faut qu’ellereste à l'un des partis. Le prince avait devant lui