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Tome troisème.
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342 TRAITÉ DES GRANDES OPERATIONS MILITAIRES.

Le résultat de ces fatigantes dissertations a étéde persuader à beaucoup de militaires, d’ailleursfort estimables , qu’il n’y avait point de règles àla guerre ; erreur absurde, insoutenable (1). Sansdoute il n’existe pas de système de guerre exclusi-vementbon, parce que tous sont le résultat de cal-culs hypothétiques ; c’est une combinaison del’esprit humain , sujet à se tromper, et qui sou-vent à l’aide de grandes phrases et de mots tech-niques arrangés avec art, colore d’une apparencede vérité les idées les plus fausses. Mais il eu estbien autrement des principes y ils sont invariables,l’ësprit humain ne peut ni les modifier, ni lesdétruire.

Pour donner dès notions exactes de guerre,il aurait donc fallu que les auteurs, au lieu decréer des systèmes absurdes, détruits les uns parles autres, eussent commencé par établir les prin-

( 1 ) J’ai entendu, au château d’Austerlitz, un-général d’une cer-taine réputation dire, en parlant d’une chargé de cavalerie : « Je» voudrais hien que les fameux tacticiens m’expliquassent par quelle» règle .nous sommes sortis de cette charge, où Jes escadrons des» deux partis étaient entremêlés. »■ Sans doute, dans une mêlée decavalerie, où l’on est déjà trop engagé pour manœuvrer , la seulerègle est de sabrer; mais que prouve cette vérité? qu’était cettecharge elle-même dans le grand ensemble de la bataille. Napoléon»qui l’ordonna , nous l’a déjà expliquée ; c’était l’action d’une massesecondaire, qui contenait un effort de l’ennemi, tandis que le grandcoup se portait ailleurs.