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sul de s’être joué avec une si atroce indifférencede la vie des hommes? M. de Bourrienne n’enproduit aucun; mais il est convaincu du fait.Vous ne jugez pas^a réponse péremptoire; vouscontinuez vos questions; il proteste que la choseest démontrée. Vous insistez encore, vous voulezabsolument des preuves. Des preuves! il n’en a-pas. Mais tdÊte idée de suicide lui parait inad-missible. Le rapprochement des faits, l’accumu-lation des probabilités ne lui laissent pas sur cetragique événement les doutes qu’il voudrait avoir.Ainsi, il est démontré, il parait, T instinct popu-laire ; voilà sur quoi repose cette noire accu-sation, les élémens qui, à défaut de preuvesmatérielles, positives, doivent déterminer laconviction. Mais si quelqu’un, s’emparant decelte étrange manière de constater les délits,venait tout-à-coup s’attaquer à l’auteur; s’il luidisait :J’ai la conviction, il parait _, il m’est dé-montré, l’instinct public m’assure que vous avezfait.... tout ce que je pourrais raconter, M. deBourrienne passerait-il condamnation? Où si,s’appuyant de semblables preuves, on voulaitdémontrer que le secrétaire inintime est pudi-bond, candide, innocent comme un chérubin,serait-on condamné à croire que Napoléon s’est