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un taux élevé ; mais un autre négociant aurait-il mieux fait à Ajaccio? Cette petite affaire tientfort à cœur à M. de Eourrienne.
Probablement qu’elle n’aura pas tant inquiétéle général Bonaparte et son oncle, et que dansl’incertitude de la perte ou du gain, l’un et l’au-tre auront préféré qu’un père de famille de leurville gagnât quelque chose, plutôt que d’êtreexposé à payer la bienvenue de la relâche de sonillustre compatriote. Il est malheureux d’êtreobligé de reprendre de telles sottises.
Lesecrétaireintime aurait dû savoir que l’onclede son général n’était pas simplement l’abbéFesch; qu’avant la révolution il était premierdignitaire de la cathédrale d’Ajaccio , d’abordcomme archidiacre , ensuite comme grand-vicaire; que, désigné archevêque de Paris, ila montré un grand et noble caractère; que,ambassadeur à Rome, il a réconcilié cette couravec la cour de la France; le cardinal Fesch, pleinde l’esprit de son état, a si bien su résister aux sé-ductions et aux menaces, qu’il a conservé sonarchevêché de Lyon, ainsi que l’estime et lerespect de tous les gens éclairés de Rome,qui le regardent comme l’un des membres lesplus honorables du sacré collège ; mais ce n’est