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pas encore là l’espèce de vérité que le secrétairedu général Bonaparte a promis à ceux qui l’em-ploient.
Page 58. — Le consulat à vie n’était réellement qu’unempire déguisé , dont l’usufruit n’était pas capable desatisfaire long-temps l’ambition du premier consul... Sesfrères l’emportèrent, et une dynastie nouvelle fut ré-solue.
Joseph ni Lucien n’avaient d’enfans mâles;le droit accordé à Napoléon par le sénatus-consulte du 4 août 1802, de désigner son suc-cesseur, ne devait-il pas suffire à leur ambition ?Etait-ce eux qui pouvaient être soupçonnés dedonner des conseils perfides? Pourquoi de laperfidie en eux? Etaient-ils donc intéressés aumalheur de leur frère? Etaient-ils d’anciensémigrés ? Pouvaient-ils avoir des espérances rai-sonnables que dans le bonheur de leur frère?Etaient-ce eux qui pouvaient avoir des arrières-pensées? Ne devaient-ils pas tomber avec leurfrère? Ne sont-ils pas tombés avec leur frère?Et les amis d’enfance, et les têtes fortes, quesont-ils devenus aux jours du malheur? Ne lesavons-nous pas vu courir en foule au secoursdu plus fort? Fêter les amis les ennemis et lesservir de toutes les manières?