Band 
Tome deuxième.
Seite
123
JPEG-Download
 

—i«5—

PageGi. — Il ( Bonaparte ) était profondément con-vaincu que l’on ne pouvait rien faire de bien là où il n'yavait pas unité de pouvoir , etc.

Nous avons déjà dit que, consul, empereur, ils’est toujours cru en dictature jusqu’à la paixgénérale; l’Angleterre, et non lui, l’a retardée,voilà toute la question. Napoléon était tropéclairé pour être l’ennemi de la liberté au siècleoù il vivait; s’il est vrai, comme le dit sonsecrétaire, devenu son détracteur, que sa passiondominante fût l’amour de la gloire, et qu’ilétait en adoration devant la postérité, que pou-vait-il vouloir sinon le bien de son pays et deson siècle?. N’était-ce pas là les titres avec les-quels il devait se présenter à ce juge impartial,et qui ne peut plus être trompé tant que leshommes conserveront l’art de l’imprimerie, etque sur un coin du monde régnera la liberté dela presse. Est-ce que Napoléon était un idiot?Est-ce qu’il n’était pas aussi capable que nousde faire un raisonnement aussi simple ? Donc toutce qu’il a fait, il a cru devoir le faire. Il n’étaiipas dominé par de petites passions sordides; ine fut ni avare, ni débauché , ni cruel; il aimala gloire et une immortelle renommée, et pourla mériter, il agit et pensa comme les héros de