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Corneille, lorsqu’ils excitaient son admiration,quelquefois jusques aux larmes. Je me rappellequ’un jour aux Français, après avoir entenduMonvel dans la célèbre tirade du Soyons amis,Cinna, il médit ces propres paroles: «Quelprécepteur que ce Corneille! Il faut se figurerque, dans un siècle éloigné, un poète tel quelui, nous fasse agir et parler comme nousaimons à voir ses Romains, tel qu’il nous repré-sente le grand César en Egypte, et la fière Cor-nélie, et l’impassible Auguste; il faut être telsque nous aimons à les voir, tels que nous vou-drions nous voir et nous entendre, si une partiede nous nous survit : nos enfans ne sont ils pas,au reste, cette partie de nous-mêmes? »
Page 61. — Comme si les Français étaient des Améri-cains! Il ( Lafayette ) ne m’apprendra peut-être pas cequ’il faut à ce pays-ci. La religion catholique y domine ;et, d’ailleurs, j’ai besoin, du pape , il fera ce que je vou-drai. Savez-vous que Lafayette s’est servi d’une drôle d’ex-pression , ajouta en souriant le premier consul ; il m’a ditque j’avais envie de me faire casser la petite fiole sur la tete.
Ceux qui connaissent les Français et les Amé-ricains des États-Unis n’ont pas de peine à con-venir avec Napoléon que « des Français ne sontpas des Américains. »