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gouvernement qu’une dictature prolongée, dontle premier besoin fut de vaincre ses ennemis.
M. de Bourrienne, qui reproche à l’empereurde ne pas croire à la vertu, tombe lui-mêmedans cet excès. Il paraît révoquer en doute toutebonne foi dans les actions des hommes : il prêtetoujours à ceux-ci une arrière-pensée; nous nevoulons pas rétorquer contre lui cette façon devoir, mais nous ne pouvons nous empêcher de luifaire observer que lorsqu’on accuse, on doitdonner des preuves.
Page 127. — On dit dans Paris que l’oif allait re'duireà trois le nombre des ministres , que Joseph , Lucien etTalleyrand se partageaient entr’eux les divers départe-
mens_ Lucien contribuait à faire répandre ces faux
bruits.
Joseph n’avait pas voulu être ministre aprèsle 18 brumaire. Lucien ne voulait pas l’être àl’époque dont parle M. de Bourrienne. Ainsitombent les intrigues prétendues.
Il est vrai que les frères de Napoléon n’étaientpas des courtisans faciles ; ils avaient leur ma-nière de voir qui leur était dictée par leur cons-cience, ce qui n’a pas toujours plu au secrétaireintime. Mais en t8i4 et i8i5, ils étaient autour
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