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nir; il parut au premier consul digne de lanation d’assurer un état fixe à une famille quiavait régné si long-temps sur la France. Ayantouvert les portes de leur patrie aux nombreuxémigrés qui désiraient y rentrer, il ne restait aupremier magistrat de la France qu’à procurerun asyle à ceux qui, animés d’un dévouementchevaleresque pour leurs anciens princes, eus-sent cru retrouver la patrie aux lieux où il leureût été permis de les suivre.
Page 171. — J’aurais pu rappeler au premier consulqu’il ne pouvait me blâmer d’avoir acheté un intérêtdans une fourniture , puisque lui-même avait cru légi-time de stipuler en faveur de son frère Joseph un pot-de-vin de 1,000,000 francs sur le marché des vivres de lamarine.
On a déjà répondu à une assertion aussi ca-lomnieuse, et l’on défie l’auteur d’en adminis-trer la moindre preuve.
Page ig 5 . — L’Angleterre avait signé à Amiens la paix
qu’elle ne voulait pas observer. Elle voyait la France
puissante, dominant l’Europe; elle connaissait les pixelsambitieux du premier consul. Ilne les dissimulait ^uère.Né de la guerre, Napoléon obéissait à sa nature ; la guerrea toujours été son penchant, ses délices ; dominer étaitson but.
Napoléon fut très-heureux de la conclusion