1
— 152 —
de la paix à Amiens ; l’Angleterre seule renou-vela la guerre en refusant, d’exécuter la clauseprincipale du traité ( d’évacuer Malte). LordWhitworth fut envoyé à Paris; il essaya tousles moyens de séduction auprès de la famille dupremier consul. M. Malouet, mort ministre deLouis xvui, en fut l’intermédiaire ; l’Angleterreoffrait de reconnaître la famille du premier con-sul, etc., etc.... Le négociateur anglais con-naissait trop bien le haut caractère du généralBonaparte pour avoir pu espérer un instant deréussir à conserver la paix, tout en refusantd’exécuter les stipulations principales du traité;aussi, en quittant Paris, il obéit probablementau désir secret de son cabinet, qui voulait re-nouveler les hostilités, après avoir eu l’air d’a-voir cherché à les prévenir par la mission de sonambassadeur à Paris.
Page. 223 . — Bonaparte, au moment de la de'clarationde guerre , avait signalé son indignation d’une manièrequ’aucune considération ne pouvait faire approuver. Jeveu^parler de l’ordre qu’il avait donné de faire arrêtertous ld\> Anglais qui se trouvaient en France , ordre bar-bare , car il est affreux de faire retomber sur des particu-liers venus avec confiance , la vengeance qu’on voudrait•exercer sur le gouvernement dont ils dépendent, etc.
Les représailles ont de tout temps été légi-