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Tome deuxième.
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times; les Anglais abusaient de leur supériorité,sur mer, en arrêtant les bâtimens, les marins,les passagers français, en confisquant les mar-chandises avant la déclaration de la guerre ; lesFrançais, à leur tour, abusaient de leur supé-riorité sur terre, et des avantages de la situationgéographique de leur pays en arrêtant les parti-culiers anglais ; mais, de leur part, ce n’étaitque des représailles. Le tort doit en être im-puté aux Anglais, qui les premiers violèrent ledroit des gens, et abusèrent de la confiance desnégocians et navigateurs français qui s’étaientlivrés à des voyages maritimes, sur la foi dutraité signé à Amiens, et ratifié à Londres com meà Paris.

Page 246. — Je n’ai jamais connu d’liomme qui fûtplus insensible à la belle poésie ou à la belle prose .. Lesplus beaux ouvrages de notre littérature n’étaient pourlui qu’un arrangemement de mots sonores et vides desens , qui ne frappent que l’oreille.

Il est faux que Bonaparte fût insensible à labelle poésie et à la belle prose; dans sa jeunesse,il était très-enthousiaste de J.-J. Trousseau, dontles plus beaux ouvrages lui étaient familiers. Ilavait écrit en 178g, étant encore bien jeune, unPrécis sur les révolutions de la Corse, que l’abbé