Band 
Tome deuxième.
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sertion de M. de Bourrienne, et dans les qua-torze pièces autographes qu’il transcrit ici : je nepense pas que ses lecteurs partagent sa con-viction sur cette opinion de M. de Bourrienne;« Napoléon n’a jamais pensé sérieusement à une« descente en Angleterre ; » le camp de Boulo-gne, les immenses armemens maritimes, étaientdes jeux dont on amusait les niais; M. de Bour-rienne seul était dans la confidence de Napo-léon, qui l’avait éloigné d’auprès de lui depuisplus d’un an; les éditeurs, les traducteurs, sontdonc comme les amans! gardons-nous de trou-bler leurs heureuses illusions!

L’éditeur paraît beaucoup espérer de la pa-blication des Mémoires de M. Constant , valetde chambre de l’empereur, qui l’abandonna àFontainebleau dans le moment où ce princepouvait avoir le plus besoin de ses services; nouscroyons juste d’instruire le public d’une anec-dote qui est à notre connaissance sur ce M. Cons-tant. Napoléon, au moment de partir de Fontai-nebleau, engage M. Constant et le mameloukRoustan qu’il avait ramené d’Égypte, qui l’unl’autre avaient leurs familles à Paris, à s’y ren-dre; il leur fait donner à chacun cinquantemille francs, qu’il les charge de laisser à leur