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Tome deuxième.
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sons des invitations, l’on reste bien convaincu de l’im-mense influence d’un bon dîner sur les affaires politiques.L’esprit et les opinions de'pendent-elles donc de l’estomac ?Cambacérès ne croyait pas qu’il pût y avoir un bon gou-vernement sans une excellente table, et sa gloire à lui(car chacun a la sienne) était d’apprendre que, dans toutParis, et même en Europe , on vantait sa cuisine :pour lui, un festin qui réunissait tous les suffrages, étaitMarengo et Friedland.

M. de Bourrienne ne pouvait manquer dedonner place dans ses Mémoires à ces fadesplaisanteries, inventées par l’envie, et répanduespar la bassesse, en 1814, contre M. le duc deCambacérès. Il n’est personne, en effet, qui nese souvienne des attaques aussi dégoûtantes quemultipliées auxquelles ce dernier s’est trouvé enbutteàl’époque de la restauration. Les pamphlé-taires etles faiseurs de carricatures aux ordres dela police, furent alors presque exclusivement dé-chaînés contre lui; mais chacun sait aujourd’huique cet acharnement, dont M. le duc de Cam-cérès a pu être glorieux, n’était que le résultatd’une manoeuvre, employée avec succès, pouréloigner de la direction des affaires les personnesdont on redoutait l’influence. Dans cette inten-tion, M. le duc de Cambacérès a été l’un des plusmaltraités, etilavait droit de l’être. Les meneurs