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« généraux Desaix et Davout sont arrivés à Tou-«lon; ces deux généraux ont soutenu, après le«départ du général Bonaparte, la réputation« qu’ils s’étaient acquise dans les campagnes de la« Hollande et du Rhin. Nos armées verront avec«joie au nombre de ceux qui les guident à la vic-« toire, ces hommes qui ne sont connus que par« un beau caractère, des vues toujours élevées et« l’éclat des succès; qui, supérieurs à toutes les«intrigues, comme étrangers à tous les partis,« ont constamment honoré le nom français aux« yeux même de nos ennemis. » Il y a loin de cettemanière de s’expliquer sur le compte du généralDavout (i) à l’expression grossière que M. deBourrienne prête gratuitement au premier con-
(i) Cette opinion du premier consul, si honorable pour le général,avait été également celle du directoire; voici la lettre que celui-ci écri-vait le 24 mai 1797, après le passage du Rhin :
« Vous avez déjà trouvé, citoyen général, la récompense de vos glo-« rieux services dans le sentiment même qui a toujours guidé votre cou-« rage devant l’ennemi. Mais le directoire exécutif, frappée de la valeur« républicaine que vous avez déployée au passage du Rhin et dans les« combats qui l’ont suivi, pour soutenir l’héroïque opiniâtreté des« troupes françaises , vous doit le témoignage public de son estime. »
Carnot, Rewbetx, La n f. veiller f.-Lfspe aux.