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Tome deuxième.
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snl; et quant à la longue conférence dont ilparle, il est très-vrai qu’elle eut l’Egypte pourobjet, non pas comme un lieu commun de flatte-rie, ainsi que l’insinue M. de Bourrienne, maisparce qu’il était tout naturel que, n’ayant pas eule temps de recevoir de Desaix tous les rensei-gnemens possibles sur l’état de cette conquête etde l’armée, le premier consul les obtînt d’un gé-néral qui avait d’autant plus de titres à sa con-fiance qu’il avait protesté contre la conventiond’El-Arisch.

Soit à dessein, soit par inadvertance, M. deBourrienne confond les époques et dit que le gé-néral Davout fut alors appelé au commandementde la garde consulaire. Il oublie qu’il fut d’abordenvoyé en Italie commander toute la cavalerie del’armée sous le général en chef Brune; qu’ensuiteil remplit les fonctions d’inspecteur-général dela cavalerie dans les i re , 4 e > i 5 e et 16 e divisionsmilitaires. Des abus scandaleux, légués par ladésorganisation du directoire, s’étaient introduitsdans l’administration des corps et particulière-ment dans la fourniture des fourrages. Par l’é-nergie de son caractère, par l’opiniâtreté de sou.