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travail et surtout par son incorruptible probité,le général Davout porta la lumière dans ce chaoset réprima les dilapidations; c’est ce qui déter-mina le premier consul à lui confier le comman-dement de la garde, pour remédier au désordrequi avait envahi ce corps d’élite, aussi bien quele reste de l’armée. Permis à M. de Bourriennede le traiter d ’homme qui , sans aucune illustra-tion, sans aucun titre, est parvenu tout-à-coupà la plus haute faveur. Il serait à souhaiter quetous les favoris ressemblassent au maréchal Da-vout, et justifiassent comme lui le choix de leursouverain.
Nous nous sommes arrêtés longuement sur ceprétendu commencement de la haine du princed’Eckmühl pour M. de Bourrienne, afin de mon-trer combien cette allégation est futile et peuprobable. C’est cependant sur elle qu’est écha-faudé tout le système de diffamation suivi parl’auteur contre ce maréchal.
En effet, selon M. de Bourrienne, c’est cette 'haine qui est cause de tous les chagrins, de toutesles persécutions qu’il éprouve; ennemi aussi tra-çassier que puissant, le maréchal lui suscite des