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dénonciateurs, et va meme jusqu’à imaginer deprétendues correspondances suspectes, par l’em-ploi d’agens provocateurs qui écrivent forcés,contraints sous la dictée du prince d Eckmühl.Un démenti formel serait la seule réponse quemériteraient de telles infamies, si elles n’étaientpas avancées par un homme dont le titre d’an-cien secrétaire de l’empereur a pu faire autorité,surtout à l’étranger où sou caractère est moinsconnu qu’en France; mais en recourant aux piècesofficielles, on verra la confiance que mérite l’au-teur.
En 1810, le maréchal n’avait jamais mis le pied àHambourg; cette ville même était encore indépen-dante, et M. de Bourrienne y remplissait ses fonc-tions de ministre de France près les villes anséati-ques. Au commencement de cette année, le maréchalobtint de venir passer quelque tems en France,tout en conservant le commandement en chef del’armée d’Allemagne, exercé sous ses ordres parle lieutenant-général comte Compans Arrivé àParis le i 4 février 1810, il n’en repartit pour re-tourner à son-armée que le r' r février 181 r. Voilàles faits et les dates bien précisés.