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avec l'empereur pour suppléer à la tiédeur duministre de la police. Il ne le fit pas et cependantil avait à se plaindre de M. de Bourrienne qui en-tretenait à Hambourg une contre-police et quiavait eu le crédit de faire donner une place deconfiance à un homme notoirement vendu à l’é-tranger et que le maréchal dut empêcher d’entreren fonctions.
Au reste, la police était l’occupation favoritede M. de Bourrienne, si l’on en croit la partie deses Mémoires relative aux événemens qui précé-dèrent la restauration : on voit qu’il en avait or-ganisé une pour son compte sur la presque tota-lité de l’empire. La lettre suivante, toute de lamain du duc de Rovigo, prouvera que person-nellement c’était un homme précieux dans cegenre.
Paris , le 28 mars 18 » 1.
Monsieur le maréchal,
« Je profite du retour de M. de Bourrienne,« qui va à Hambourg chercher sa famille, pour« vous écrire. Je vous prie de le recevoir : depuis