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Tome deuxième.
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donc inutile d’envoyer le général Leclerc à Saint-Domingue à la tête d’une armée qui devait com-battre dans un pays où les chances de la guerrepouvaient lui être défavorables, et où le climatle plus meurtrier détruit avec tant de rapiditétous les individus qui arrivent d’Europe. Il eûtsuffi à cette époque au chef du gouvernement delui donner un aure commandement,si l’intentiondu premier consul avait été seulement de faire lafortune précuniaire de son beau-frère.‘ Il savaitmieuîf que personne que Leclerc n’était pas unhomme à y consentir. C’est véritablement donnerau public une bien fausse idée du gouvernementconsulaire, que de lui dire que son chef était unhomme à sacrifier les intérêts de la France à ceuxd’une soeur qu’il aimait beaucoup. Je suis con-vaincu que le générât* Bonaparte ne donna lecommandement de l’expédition de Saint-Do-mingue au général Leclerc, que parce qu’il luiavait reconnu un caractère honorable et les ta-\pns nécessaires pour remplir dignement et con-venablement un emploi si difficile et dangereux,

3° 4 e volume, page 3o8.

« Les instructions remises a Leclerc prévoyaient