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chefs, dans l’église du Panthéon, où ils rédigè-rent une adresse, dans laquelle ils exposaientau directoire les griefs qui les forçaient à s’assem-bler illégalement. Ces prétendus griefs leur ser-vaient de prétexte pour dénoncer des dilapida-tions imaginaires, commises par des généraux etdes agens des finances, depuis l’entrée de l’arméedans les Etats romains. Par ce factum, on accu-sait ces chefs militaires et civils de s’être appro-prié , à son détriment, les immenses ressourcestrouvées dans les Etats nouvellement conquis.Une députation de cette assemblée insurrection-nelle fut chargée de présenter au général en chefcette audacieuse pétition, par laquelle on lui de-mandait avec hauteur l’éloignement des dilapida-teurs qui s’y trouvaient signalés. Le général Le-clerc, qui était chef de l’état-major de cette ar-mée, ne fut atteient par aucune plainte; pas unseul reproche ne lui fut adressé par les officiers ducomité insurrecteur. U reçut d’eux, au contraire,les marques les plus expressives de leur profondrespect pour sa personne, et tous applaudirentunanimement à la conduite loyale et désintéres-sée qu’il avait eue depuis l’entrée de l’armée dans