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les États romains. J’étais à Rome alors, j’y rem-plissais les fonctions provisoires de commissaire-ordonnateur, et je tenais la plume dans le con-seil assemblé chez le général en chef, lorsquecette députation s’y présenta. Je puis attester,comme pourraient le faire au besoin les générauxMarchand et Belliard, employés à l’armée deRome, à la même époque, que le général Leclerc,dans une circonstance aussi délicate, fut traitépar les officiers porteurs d’une déclaration aussisévère, avec tous les égards dus à un officier-gé-néral, sur lequel on ne pouvait faire peser aucuntort. Ces mêmes officiers n’eurent pas autant d’é-gards pour plusieurs des camarades de ce géné-ral. Aussi le premier consul, en donnant le com-mandement de Saint-Domingue au général Leclercsavait que sa probité était à l’abri du moindresoupçon.
M. de Bourrienne assure de plus, ainsi qu’onle voit dans le paragraphe que j’ai cité, que legénéral Leclerc avait le talent de déplaire souve-rainement à son beau-frère. Nous opposerons àl’insultante assertion de l’auteur, les regrets quedonna le premier consul à la mémoire du général