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grands intérêts de la France, toute considérationparticulière s’effacait en présence des obligationsimportantes auxquelles il se croyait imposé; il nevoyait plus que la gloire de la patrie et son agran-dissement. Alors lés sacrifices ne lui coûtaientrien ; et sa famille, comme les autres citoyens dela France, devaient, à son avis, concourir auxmêmes charges et aux mêmes sacrifices. On peutjuger de sa détermination à cet égard, par la con-duite qu’il tint envers son frère Lucien, et parcelle qu’il suivit également, iors de l’avènementde son frère Louis au trône de Hollande, et plustard par l’abandon auquel il le força pour les in-térêts de la France. Je pourrais multiplier lesexemples, mais l’histoire est là pour répondrevictorieusement.
Lors de l’avènement de Napoléon à l’empire,M. de Bourrienne n’était plus attaché à sa per-sonne; son jugement n’est donc pas infaillible etirrévocable; on peut en appeler à celui de la per-sonne qui le remplaça et à celles qui furent em-ployées depuis près de l’empereur, qui, par con-séquent, ont été plus à même que l’auteur deconnaître ce qui se passa entre Napoléon et sa fa-