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Tome deuxième.
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mille, et déjuger de l’empire qu’elle avait sur lui àl’époque de sa grande élévation. Je m’en rappor-terai donc plus volontyers au témoignage de cesconfidens privés, qu’à celui d’un homme irritéde sa disgrâce, et qui souvent juge son ancienami avec tant de partialité et d’injustice.

5° Quatrième volume, page 309 , parlant de l’ex-pédition de Saint-Domingue :

« Cette entreprise, enfantée presque subite-« ment et un peu par mauvaise humeur, après« des préliminaires captieux et incertains, me pa-« rut une grande faute c je ne trouvai personne« dans ce temps qui en augurât bien; il y avait« cent à parier contre un que l’issue en serait fu-« neste. »

Quand une entreprise n’a pas été heureuse, ilse présente presque toujours des soi-disant pro-phètes qui assurent en avoir prévu l’issue. M. deBourrienne, par ses nombreuses prédictions,mérite bien l’honneur de figurer a la tête desnécromanciens politiques; C3r, à l’entendre, il atoujours tout prévu, toujours donné de sagesconseils, et s’il a la modestie de ne pas affirmertout haut qu’il a été l’homme d’État le plus par-?