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ration n’avait pu faire; on donna à la crainte cequ’on avait refusé à l’humanité, et les hostilitéscessèrent. Mais la confiance ne tarda pas à re-naître. On était en présence. On se vit, on secompta ; on sentit que la partie n’était pas égale, onrésolut de la pousser à bout. Cependant, commele génie a ses chances, on ne voulut rien négli-ger. L’Autriche n’était pas prête, elle avait besoinde quelques jours encore pour achever ses armé-niens; on éleva des contestations, on mit encourse des négociateurs sans pouvoirs. ôn con-suma en incidens puérils le temps qu’on devaitmettre à traiter. L’empereur, à qui l’artifice n’é-chappait pas, insistait vainement pour en finir.Bubna avait toujours quelque oubli à lui opposer,Metternich trouvait toujours quelque réserve à luisoumettre. Cependant, le mois de juin s’écoulait,nousétionsauao, et rien n’était arrêté. Le ministreautrichien sentit que c’était dépasser les bornes. Ilse rendit àDresdeet régla la nature de lamédiation.lll’avait d’abord présentée comme une sorte d’ar-bitrage; mais l’empereur s’était si vivement élevécontre une telle prétention que Metternich l’avaitaussitôt désavouée et s’était contenté du rôle de con -ciliateur. Néanmoins comme si ses attributions