Band 
Tome deuxième.
Seite
295
JPEG-Download
 

—29S—

Elle était loin de se prêter encore à la destruc-tion du pouvoir impérial, mais elle était bien décidée à profiter de nos embarras. La coalition avaitfait ses offres, la France se tenait toujours sur laréserve, elle avisa au moyen de la faire expliquer.Elle revint sur les transactions de Dresde, et s’au-torisant de ce qui avait été fait à Teschen, ellerepoussa les négociations par conférences, etvoulut que tout se traitât par écrit. Les plénipo-tentiaires représentèrentvainementque le cas dontelle se prévalait était une exception, que Fusageavait consacré d’autres formes, d’autres manièresde discuter, que le congrès dont on tirait avantagen’avait rien de commun avec celui qui s’assemblaitaujourd’hui, que le premier réunissait deux mé-diateurs qui négociaient ensemble, que le deuxièmene renfermait que des plénipotentiaires qui ve-naient soumettre de longs différens à une conci-liation calme et éclairée.

L’empereur était parti pour Mayence, lui seuleût pu autoriser la modification qu’on proposait-La négociation se trouva arrêtée dès son début.L’armistice n’avait plus que douze jours à courir;la France, hors d’état de s’entendre avec les alliés,