Band 
Tome deuxième.
Seite
317
JPEG-Download
 

— 517 —

tentions du souverain au nom duquel ellesétaient présentées. On ne dissimule pas au duccombien elles sont étranges. Il se raidit, per-siste à réclamer les limites dont il a lui-mêmeplaidé l’abandon, et, après deux jours perdusdans une obstination sans objet, il imagine decéder ce qu’on lui demande, non pas pour lapaix qu’on lui offre, mais pour un armistice querien ne l’aulorise à solliciter. Il fait plus, dansces pénibles circonstances, où le moindre délaipeut devenir mortel, il ne propose pas mêmele singulier expédient qu’il a improvisé. 11 con-sulte M. de Metternich, qui est à vingt lieuesde là; il lui soumet ce qu’il a dessein de faire.On ne pouvait mieux entrer dans les vues desalliés. Tous avaient vu leurs capitales envahies;nos aigles s’étaient montrées à Vienne, à Berlin,à Moscou. Ce souvenir importunait leur orgueil,ils brûlaient de nous rendre l’humiliation qu’ilsavaient reçue.

Le succès de Brienne semblait leur garantirla satisfaction qu’ils ambitionnaient; il ne s’agis-sait que de s’assurer le temps nécessaire pour ar-river à Paris, La paix, telle qu’on voulait l’im-poser à l’empereur, en offrait les moyens. Elleétait dure ; il balancerait à l’accepter, et ses hé-