Band 
Tome deuxième.
Seite
330
JPEG-Download
 

— 330 —

été souscrites et se trouvait libre de ses mouve-mens. Ils n’en jugèrent pas ainsi , et firenttant de représentations que l’empereur se laissaébranler. Il céda, la fortune n’était plus pourlui. Cependant, le duc de Vicence fut envoyéà l’empereur Alexandre, et Napoléon, retournéau-devant de ses troupes, s’établit à Fontaine-bleau, où il arriva le 3i mars, à six heures dumatin. Il logea, comme le raconte Ëourrienne,dans les petits appartemens. Il était sans es-corte, les têtes de colonne étaient encore éloi-gnées : je fus obligé, pour garder le château, defaire venir ce qui restait de la compagnie dé-partementale. L’empereur ne s’enferma point,ne resta peint seul pendant toute la journée,ainsi que le prétendent les Mémoires. Loin de là,il nous fit successivement appeler dans son cabi-net le général Drouot, le général Flahaut etmoi. Il nous demanda notre avis sur l’état desaffaires, et le parti que nous pensions qu’il con-venait de prendre. Je sus plus tard que nousavions envisagé les choses à-peu-près de la mêmemanière. Quant à moi, je pensais qu’il fallaitarrêter les colonnes , rallier l’armée que desmarches continuelles avaient éparpillées sur lesroutes qu’elle avait parcourues et la porteravec tout ce que nous pouvions réunir de for-