guerre d’égypte. — chap. xi. 210
lient, me par-lent toujours de ce pont comme siles renforts de l’ennemi pouvaient venir par là ,et dès lors comme s’il n’était pas détruit.
Le Mont-Thabor est témoin de vos exploits. Sices gens-là tiennent, et que vous ayez une affaireun peu chaude, cela vous vaudra les clefs deDamas. Si , dans les mouvemens qui peuvent seprésenter, vous trouvez le moyen de vous mettreentre eux et le Jourdain , il ne faudrait pas êtreretenu par l’idée que cela les ferait marcher surnous. Nous nous tenons sur nos gardes. Nous se-rions bien vite prévenus de leur approche, etnous marcherions à leur rencontre. Alors il fau-drait que vous les poursuiviez en queue assez vi-vement I . »
Kléber reçut cette lettre avec un détachementde cavalerie et 4 pièces de canon dans son campîle Saffarieh , le 26 germinal. Sa division , complé-tée par le corps de Junot, s’élevait tout au plusà 2,000 hommes. Conformément au plan que luiavait prescrit le général en chef, il partit sur-le-champ pour se placer entre le Jourdain et l’arméeennemie , la surprendre dans son camp, le 27,avant le jour, s’emparer de ses magasins , et la re-fouler sous les murs d’Acre. Il marcha pendanttoute la journée et toute la nuit, et tourna le Monl-Thabor. Egaré par ses guides , il n’arriva qu’à sixheures du matin , le 27 ( 16 avril ), en présencede l’ennemi, dans la plaine de Eouli, et ne put lesurprendre. Loin de songer à l’attaquer , Kléber
Lettre du i\ germinal.