2l8 HISTOIRE DE NAPOLÉON BONAPARTE.
siasme ; c’est lui qui vient à notre secours ! » Eneffet , fidèle à la promesse qu’il avait faite à sonlieutenant, de marcher à la rencontre des Turcs,s’il parvenait à les tourner et à les pousser sousAcre , le général en chef en était parti le 2& ger-minal à midi, avec 4-00 chevaux, la division Bon,forte de 2,000 hommes et 8 pièces d’artillerie. Ils’était dirigé vers Nazareth , daps l’espoir d’ytrouver l’armée des pachas , et était allé camper,le 26 au soir , sur les hauteurs de Saffarieh , d’oùKléber était parti le matin. Le 27, au point dujour , Bonaparte se, mit en route sur les traces dela division Kléber. Arrivé sur une éminence , ildécouvrit la plaine de Fouli et aperçut, à unedistance de trois lieues , cette poignée d’hommes,au pied du Mont-Thabor, luttant contre une ar-mée innombrable. A deux lieues en arrière duchamp de bataille , on distinguait le camp desMamlouks d’ibrahim qui se tenait à l’écart aupied des montagnes de Naplous. A la vue desdangers que couraient leurs frères d’armes , lessoldats de Bonaparte demandèrent à grands crisde marcher au combat pour les secourir. Il formasa troupe en deux carrés , commandés par lesgénéraux Vial et Rampon, leur ordonna de dé-border le champ de bataille, de manière à for-mer, avec la division Kléber, les trois angles d’untriangle équilatéral de 2,0.00 toises de côté, et àenvelopper la masse de l’armée ennemie au centrede la figure ‘.
1 Lettre de Bonaparte au Directoire, du 22 floréal.