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chassé Hugues de Provence, roi d'Halie; il gouvernavingt-trois ans celle capitale. — Son fils OctavienAlbéric lui succéda, et devint pape sous le nom deJean XII. {Voy. ce nom.)
albéric, religieux de l'ordre de Liteaux, et moinede l'abbaye des Trois-Fontaines, vivait au milieu duxin” siècle, tl a laissé une Chronique qui va depuisla création jusqu'à l’année lût. Leibnitz l'a fait im-primer dans ses Accessiones historicœ.
albéric de rom ano, podestat deTréviseau xiii c siè-cle. s'attacha, comme son frère Eccelin III le. Féroce,podestat de Vérone, au parti gibelin, et le lit triom-pher un moment dans l'Italie septentrionale, mêmeaprès la mort de Frédéric II. Mais en 1255 le papeAlexandre. IV, chef du parti guelfe, prêcha une croi-sade contrôla puissante famille desRomano. Eccelinfut vaincu et tué à la bataille de Cassano en 1 259 ;Albéric, enveloppé dans la ruine de son frère, futmassacré avec tous ses enfants, l’année suivante.
albéric, chroniqueur. Voy. albert d'aix.
* ALBÉRON I l ' r , d’une famille illustre, faisait parses vertus l’ornement de l’église de Metz, à laquelle ilétait attaché, lorsqu'il fut élu, en 1123, prince évêquede Liège. Il se rendit recommandable par la puretéde ses moeurs, la douceur de son caractère et lasimplicité de sa conduite. Il supprima dans sa prin-cipauté le droit de morte-main, qui consistait dansI obligation soil de céder au seigneur, à la mort d’unpère de famille, le plus beau meuble du logis, soitde couper la main droite du défunt et de, la présenterau seigneur. Ce digne prélat mourut en 1128.
* albéron ii, issu de l’illustre maison des comtesde Namur, fut élu en 1136, prince évêque de Liège,par le vœu unanime du clergé et du peuple. Renaud,comte de Bar, s’étant, par trahison, emparé en H34du château de Bouillon, Albéron, secondé du comtede Namur, reprit cette forteresse, qui fut ainsi resti-tuée à la principauté de Liège. Ayant été accusé desimonie par le clergé de son diocèse, il fut sommé decomparaître devant le pape; et. c’est en revenantqu’il mourut subitement en 1115, à Orline, non loinde Rome.
ALBÉRON1 (Jules), premier ministre du roi d’Es-pagne Philippe V, né en 1664, était fils d’un jardinierdes environs de Parme. Il dut sa fortune au duc deVendôme qu’il connut pendant les guerres d'Italie,et auquel il sut plaire par son esprit vif et enjoué. Ilsuivit ce seigneur en France, puis en Espagne, où ilse fit connaître avantageusement du roi Philippe V.Le duc de Parme l’ayant nommé son agent politiqueà Madrid, il réussit à marier une princesse de la fa-mille du duc, Élisabeth Farnèse, au roi d'Espagne;et à faire éloigner la princesse desCrsins, qui avaitété jusque-là toute-puissante. La jeune reine le fitnommer cardinal, grand d’Espagne, et premier mi-nistre, 1715. Albéroni forma dès lors de vastes des-seins en faveur de. l'Espagne, voulut placer Philippe Vsur le Irène de France, et mit toute l’Europe en mou-vement. Mais le duc d'Orléans, alors régent, s'étantligué contre lui avec le roi d'Angleterre, déjoua tousses projets : il porta la guerre en Espagne, remportaplusieurs avantages sur terre et sur mer, et n’accordala paix à Philippe V qu'à la condition qu’Albéroniserait renvoyé. En conséquence, le premier ministrereçut du roi qu'il avait servi avec tant de zèle l’ordrede qui!ter l’Espagne (5 décembre 1719). Après avoirquelque temps erré de ville en ville, réduit à se ca-cher pour conserver sa vie, il se rendit à Rome, oùle pape Innocent XIII fit examiner sa conduite : ilfut enfermé 4 ans dans un couvent; mais dès 1723,il fut rétabli dans tous ses droits de cardinal ; il jouitd’une assez grande, faveur à la cour de Rome, jusqu'àsa mort, arrivée en 1732; il étail dans sa 87” année.
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ALBERSTROFF. ch.—1. de canton. Fr. (Meurthe),à 20 kil. N. E. de Château—Salins ; 600 bah.
ALBERT ou ANCRE, ville du dép. de la Somme.Voy. ANCRE, LC ANES et CI! AULNES.
ALBERT. Ce nom a été porté par plusieurs per-sonnages des maisons les plus importantes, telles quecelles d’Autriche, de Bavière, de Saxe et de Brande-bourg. Nous ne citerons que ceux qui ont joué un rôlehistorique.
alrert P 1 ’, duc d’Autriche, et empereur d’Alle-magne , né en 1248, était fils de Rodolphe de Habs-bourg. Il eut pour concurrent à l’empire Adolphe deNassau, qu’il vainquit et tua à la bataille de Gel-heim en 1298. Il eut de violents démêlés avec le papeBoniface VIII, au sujet de son élection ; mais il sutforcer ce pontife à le reconnaître. Ce fut sous sonrègne que la Suisse, révoltée par la tyrannie deGessier, son lieutenant, se rendit indépendante. {Voy.tell.) 11 périt en 1308, assassiné par des conjurés, àla tète desquels était Jean de Souabe, son neveu, qu'ilavait dépouillé de son patrimoine. L'histoire a classécet empereur parmi les oppresseurs des peuples.
Albert ii. duc d’Autriche, surnommé le Sage, 4 e filsdu précédent, succéda en 1330 à son frère Frédéric leBeau dans ses Etats héréditaires, sans aspirer à l'em-pire d’Allemagne. Il fut battu par les Suisses à labataille de Morgarten. II mourut en 1358. — Pourl'empereur Albert IL voy. ci-après albert v.
albert in. duc d'Autriche, fils du précédent, cul-tiva les sciences et les arts, protégea les lettres, etfonda des chaires de mathématiques et de théologiedans l'université de Vienne. Mort en 1395.
Albert iv, dit le Pieux, duc d’Autriche, (ils duprécédent, fit le pèlerinage de la terre sainte, etmena, à son retour, la vie d'un anachorète. Retirédans un couvent de chartreux, il s'y faisait appeler lefrère Albert, et remplissait rigoureusement tous lesdevoirs monastiques. Mort en 1404.
albbrtv, duc d’Autriche et empereur d'Allemagne,connu comme empereur.sous le nom d’Albert II, sur-ncimmêle Magnanime, était fils d’Albert IV. Il succédad’abord à son père dans ses Elals héréditaires d’Au-triche; puis il devint successivement, et par élection,roi de Bohême, de Hongrie, et enfin empereur en
1438. 11 fit adopter par la diète de Mayence les ré-solutions du concile de Bâle, qui tendaient à ré-primer les empiétements de l’autorité pontificale , etétablit l’ordre et la paix dans ses Etats. Il mourut en
1439, à la suite d’une expédition malheureuse contreAmuralh II, qui avait envahi la Hongrie.
* albert, archiduc d’Autriche, 6° fils de l’empe-reur Maximilien II, et de Marie d’Autriche, laquelleétait fille de Chnrlcs-Qnint, naquit, à Neustadt, dansles Étals autrichiens, le 13 novembre 1559. Il passaen Espagne vers 1570, à la cour de Philippe 11, sononcle, où il fut promu à la dignité de cardinal. Ildevint en 1589 vice-roi du Portugal pour l'Espagne,et gouverna ce pays pendant dix ans avec courage etsagesse. Albert venait d’être nommé archevêque deTolède, quand la mort de son frère Ernest, gouver-neur des Pays-Bas, décida Philippe II à l’envoyer enla même qualité à Bruxelles. Albert entra en fonc-tions en 1596; il prit Calais, Ardres et. Amiens auxFrançais, avec lesquels l’Espagne (il. la paix, le 2 mai1598,"à Vervins. Ce traité fut suivi d'un acte mémo-rable pour la Belgique : de son érection en princi-pauté particulière et de sa disjonction d'avec les au-tres pays dépendants de la couronne d’Espagne; etcela pour former de eetle souveraineté une dot enfaveur de la tille aînée de Philippe, l’infante Isabelle,qui, à ces conditions, devint, l'épouse d’Albert d'Au-triche. Ce’prince recul en conséquence les dispensesnécessaires du pape. Les deux époux rendirent heu-